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Septembre au jardin : et si vous prépariez un tas de compost ?
Introduction🌱
Septembre est souvent un mois charnière au jardin. L’été touche à sa fin, les cultures d’automne s’installent, et les premiers signes de l’hiver à venir apparaissent. C’est aussi le moment parfait pour préparer ou enrichir son tas de compost.
Pourquoi ? Parce que cette période de l’année offre une grande diversité de matières organiques : les déchets de récoltes, les tontes de fin de saison, les tailles de haies, et bientôt les feuilles mortes. Autant d’ingrédients précieux pour nourrir la terre.
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🌱 Un compost pour rendre à la terre ce qu’elle nous a donné
Le compost, c’est tout simplement le moyen le plus naturel de boucler le cycle de la matière. Les légumes, les fleurs et les plantes que vous avez cultivés cet été ont puisé dans le sol. En restituant leurs résidus sous forme de compost, vous rendez au sol ce qu’il vous a offert, et vous relancez la vie souterraine.
Que mettre dans son compost en septembre ?
C’est le bon moment pour diversifier les apports. On peut mélanger :
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Matières vertes (riches en azote) : restes de légumes du potager, épluchures, tontes de gazon séchées, adventices arrachées avant qu’elles ne montent en graine.
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Matières brunes (riches en carbone) : tiges sèches de tomates, résidus de taille, feuilles mortes qui commencent à tomber, broyat de branches.
Le compostage thermique : accélérer et sécuriser la décomposition
Le compostage thermique, parfois appelé « compostage à chaud », est une technique qui vise à faire monter la température du tas de compost entre 55 et 70 °C.
Pourquoi viser une telle chaleur ? Parce que ces conditions accélèrent le travail des micro-organismes et permettent d’obtenir un compost mûr en quelques semaines à quelques mois, au lieu d’un an ou plus avec un compostage classique.
🔥 Les avantages du compostage thermique
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Rapidité : le compost se forme beaucoup plus vite (tous les composants sont ajoutés en une fois), idéal pour les jardiniers pressés.
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Hygiénisation : la montée en température détruit les graines d’adventices et une grande partie des agents pathogènes.
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Qualité : le produit final est fin, homogène, et riche en nutriments stables pour le sol.
⚖️ L’équilibre des matières : la clé
Pour atteindre la montée en température, il faut un bon équilibre entre :
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Matières azotées (« vertes ») : tontes de gazon séchées, épluchures de cuisine, adventices sans graines, restes de légumes.
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Matières carbonées (« brunes ») : broyat de branches, paille, feuilles mortes, cartons bruns non imprimés.
👉 Le rapport idéal est environ 1 volume de vert pour 2 volumes de brun. Trop de vert = un tas qui pourrit et sent mauvais. Trop de brun = un tas qui ne chauffe pas.
📏 La taille du tas
Un compost thermique a besoin d’un certain volume pour que la chaleur se conserve.
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Minimum : 1 m³ (environ un cube de 1 m x 1 m x 1 m).
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En dessous, la chaleur se dissipe trop vite et la température ne monte pas suffisamment.
💧 L’humidité
Un tas trop sec ne chauffe pas, un tas trop humide s’asphyxie.
👉 Le test de l’éponge est simple : prenez une poignée de matière, pressez-la.
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Si quelques gouttes perlent = parfait.
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Si ça dégouline = trop humide, ajoutez du brun sec.
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Si rien ne sort et que c’est poussiéreux = trop sec, ajoutez de l’eau ou du vert.
🔄 Le brassage
L’oxygène est indispensable. Dans le compostage thermique, on recommande :
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Un brassage complet toutes les 2 à 3 semaines pour réoxygéner le tas et mélanger les couches.
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Certains passionnés retournent leur compost chaque semaine au démarrage pour maintenir la montée en température.
🌡️ Suivre la température
Un simple thermomètre à compost (ou même un thermomètre de cuisine à sonde longue) permet de vérifier.
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55-65 °C : zone optimale (rapide, hygiénisante).
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Au-delà de 70 °C : attention, la vie microbienne bénéfique peut être détruite.
⏱️ Le temps de compostage
En respectant ces principes, le processus peut donner un compost utilisable en 3 à 4 mois. Il sera ensuite préférable de le laisser « mûrir » encore un peu avant de l’incorporer au sol.
🔎 En conclusion
Préparer son compost en septembre, c’est transformer les résidus du jardin en une richesse pour demain. C’est aussi un geste simple, économique et écologique pour entretenir la fertilité du sol.
Alors, avant même de penser aux semis d’automne, prenez un moment pour démarrer ou relancer votre tas de compost. Votre sol vous dira merci ! 🌿

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